domingo, 26 de agosto de 2012

Qui suis-je?


Je m’appelle Elvira. J’ai vingt-quatre ans. Je suis petite, fine, rousse, pas belle et pas laide… vraiment je suis assez normal même médiocre à vrai dire. Je ne suis pas trop intelligent ni bête. J’ai étudié Journalisme, le métier dont je suis vraiment passionnée.

Les soirs mornes de l’hiver j’aime bien manger des tranches de pain grillées avec du miel pendant que je lis un bon livre assise près de la fenêtre a travers de laquelle je regarde le monde dehors, de temps en temps. J’adore observer le gens quand ils pensent que personne ne les regarde… dans le métro, ou quand ils chantent comme des fous en voiture. Ce type de choses me fait sourire.

Je ne peux pas passer devant la porte de la cuisine sans regarder du coin de l’œil ce qui est dedans… d’habitude j’ai même besoin d’entrer et découvrir toutes les casseroles pour me laisser fasciner par la vision de ces trésors magnifiques et que leur arôme m’envahi.
Parmi les petites choses que je déteste, les deux plus absurdes sont le vent très violent qui m’oblige à courber le front et la saveur de l’eau après avoir mangé des artichauts. Je sais que ce sont des bêtises mais ils m’énervent.

Je me considère une personne nerveuse tandis que mes amis disent que je leur apporte du calme. Je ne comprends pas pourquoi où comment. Ils me trouvent cultivé, très lucide et avec une certaine capacité d’analyse. Ils aiment aussi mon sens de l’humour acide, ironique, qui est né quelques fois chez la tristesse.

D’après tout je suis très sensible, sincère, plus tendre que je semble être, fidèle comme un chien et c’est à cause de cela que quelques fois je me mets à pleurer comme une petite fille. Peut-être parce qu’en réalité je ne suis qu’une petite fille de vingt-quatre ans.

sábado, 25 de agosto de 2012

¿Quién soy yo?


Pertenezco al que Hobsbawm llamó el corto siglo veinte. Nací poco antes de que el Muro de Berlín cayera, aunque yo más bien diría que lo tiraron a causa de ciertos problemas en su construcción pero sobre todo con su mantenimiento. Parece ser que era complicado.

Tuve una infancia de salud enclenque así que me dediqué a leer bastante y aunque no puedo decir que fuese una suerte, sí que no hay mal que por bien no venga. Eso tiene mucho que ver con que haya estudiado Periodismo, para mí una auténtica pasión. Por eso no me cuesta nada creer a García Márquez cuando asegura que es el mejor oficio del mundo. Porque es verdad.

Mi curriculum infografiado

Mis intereses son muchos, por suerte. Tengo cierta debilidad por el mundo de la cultura y en particular de las artes escénicas (léase teatro), pero no sabría cocinar ese plato sin condimentos como la política, la ecología o esa extraña sección de prensa titulada “Sociedad”. ¿Pero sociedad no es todo? El caso es que estoy segura de que el Periodismo es algo creado por personas y dedicado a personas por lo que cuando no es así me resulta toda una traición.

Aunque soy algo tímida me gusta expresarme y por eso he aprendido a hacerlo también en inglés, francés y alemán. En cuanto a trayectoria profesional, colaboro asiduamente en la revista La gatera de la villa. También tuve una aparición fugaz en Culturamas y un breve paso por Radio Nacional de España. Durante tres meses me enamoré de ese otro modo mágico de contar. Aquello fue después de hacer escala otros 60 días (hora arriba, hora abajo) en el diario deportivo Marca, donde descubrí otros aspectos de la profesión: la corrección. Después de andar de un sitio a otro puedo asegurar que aunque ninguna experiencia es perfecta creo que se aprende más de los errores y la imperfección.

Por supuesto, como buena plumilla, me actualizo todo el tiempo con cursos y aprendizaje de nuevas herramientas que intento utilizar, al menos, en este blog.

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Si quieres conocerme por cómo escribo cuando no soy bloguera, pásate por aquí… ¡y léeme!

Entrevista al escritor mexicano Enrique Serna en Culturamas:

Reportaje sobre el Museo Tiflológico de Madrid para La Gatera de la Villa:

Reportaje sobre el Museo del Romanticismo de Madrid para La Gatera de la Villa (página 55):

Crónica de los Premios Ojo Crítico (RNE) para Culturamas:

Reportaje universitario realizado en 3º de carrera (enero de 2009) acerca de la situación que entonces vivía la Muralla árabe de Madrid:


También puedes descubrir cómo sueno en la radio…

Aquí tienes una muestra de mi paso por el área de cultura de los servicios informativos de Radio Nacional de España.

Festival musical Getafe En Vivo.

Pieza acerca de Una noche con Gabino.

Entrevista con el autor Carlos Fonseca sobre su primera novela, Luz negra.

Obra teatral infantil Zoo, de la compañía Yllana.

Después de que me picase el gusanito radiofónico en RNE, he dedicado algunos meses a la creación de un programa semanal de radio de una hora con mi amigo y compañero de aventuras Sergio Martín Calvo. Nuestro Mundos Cercanos hacía un recorrido sobre la actualidad semanal desde distintos planos, dirigido fundamentalmente por mi compañero Sergio y para aliviar la tensión, una dosis de cultura: exposiciones, cine, teatro, música… a cargo de una servidora. El sonido no es desde luego el de Radio Nacional pero aquí puedes encontrar una muestra de lo que juntos hemos estado contando.
          Primera parte.
          Segunda parte.


De nuevo en colaboración con Sergio Martín Calvo, realizamos en quinto curso de la carrera de Periodismo (febrero de 2011) un trabajo de análisis en el que tratamos de examinar el efecto de los medios de información alternativos a través de la técnica de los grupos de discusión.


Algunos meses después (junio de 2011) me aventuré en otro trabajo para la universidad, concretamente para la asignatura de Literatura Universal del siglo XX. En este caso se trataba de poner bajo la lupa el tiempo pasado en el teatro como una vía de creación abierta a finales del siglo XIX.

Portada de mi falsa Nuevo Mundo

Por último, una muestra de mis fotos y conocimientos de fotografía, infografía, edición de imagen y maquetación…

Para la fotografía, asómate a mi galería de Flick’r:
También he dejado por aquí algo de Illustrator y Photoshop.

Creación y edición de imagen y maquetación de prensa, siguiendo el rastro de los enlaces…
Revista homenaje a la mítica Nuevo Mundo.
Revista ficticia Rompiendo Fronteras.


…y por supuesto, aquí puedes consultar un clásico curriculum.


Vista del río Duero cerca de su desembocadura, en Oporto -Portugal-.

lunes, 20 de agosto de 2012

Les Apaches de Paris: les rois de la rue

Géronimo, chef de la
tribu des Apaches
Quand on écoute parler des Apaches, ce que vient à notre esprit c’est la tribu indienne dont Geronimo était le chef. De la même manière, si quelqu’un parle des tribus urbaines, la date plus lointaine a laquelle on pense sont les années soixante. En plus, toutes les fois qu’on entend parler de violence à la télé il semble que cela n’a jamais été plus terrible que des nos jours… Néanmoins si on mélange tout cela ensemble on trouvera quelque chose de différent. Les Apaches étaient une dangereuse tribu urbaine qui exista de 1900 à 1930 plus ou moins, très moderne et aussi très violente.


Je vous présente le Gang des Apaches. Ils étaient des jeunes de quinze à vingt ans qui terrorisaient la capital de l’Hexagone. Comme n’importe quelle tribu urbaine, ils donnaient beaucoup d’importance à l’apparence physique et dans ce cas, ce qui était important c’était briller: un veston noire d’un type de tissu capable de fulgurer, par exemple, en lustrine; chemise fripée un peu ouverte ou bien tricot rayé, ceinture rouge en flanelle et le dernier élément mais pas le moins important pour autant: les chaussures. En réalité les chaussures sont l’élément essentiel de l’apache. Ils devaient resplendir comme le soleil: une paire de bottines jaunes aurait été parfaite. Si on fait attention aux vêtements, on peut voir une certaine ressemblance avec une autre tribu urbaine violente des années folles (1920 approximativement) aux États-Unis, ces sont les «Pachucos», de jeunes garçons et filles de ce pays mais d’origine mexicaine avec une apparence physique aussi brillante que celle des Apaches. Peut-être que les Apaches lancèrent une mode qui était suivie à une distance de 5828 kilomètres.


Ressemblances mises à part, retournons au monde des Apaches. L’origine de la dénomination que ce gang a reçue est inconnue. Quelques auteurs montrent du doigt les journaux comme les créateurs du terme, tandis que d’autres auteurs indiquent le commissariat de Belleville. Selon Le petit Journal Illustré du 23 janvier 1910 pendant l’interrogatoire que le secrétaire du commissariat de Belleville faisait au chef de la bande local, le propre secrétaire «l'interrompit soudain et s'écria: — Mais ce sont là de vrais procédés d'Apaches. Apaches!...» Soit vraie, soit fausse c’est une bonne histoire pour expliquer comment la tribu de Geronimo ressuscita chez les français. Après cette création magistrale du fonctionnaire de police, les délinquants se seraient appropriés le nom «Apache» eux-mêmes pour montrer une attitude qui n’était jamais soumise. En réalité toutes les deux options (les journalistes ingénieux ou le secrétaire génial) sont parfaitement possibles.


Peut-être vous vous demandez pourquoi  le nom aurait pu être crée au commissariat de Belleville. La réponse est bien simple: l’Apache naquit sur le pavé des quartiers périphériques de Paris, dans la «zone» ou la banlieue. C’était là où les ouvriers avaient été relégués, c’était là où la population la plus pauvre se concentrait. Belleville était un de ces quartiers. L’Apache ne voulait pas être gêné dans son quartier ou pendant qu’il projetait un vol. Ils étaient connus par saleur violence: ils n’avaient aucun problème à tuer un quidam. Cependant ils préféraient évidemment parler sans que personne ne comprît rien. C’est à cause de cela qu’ils ont créé leur propre argot, ils «jaspinaiet le jars», c’est-à-dire ils parlaient l’argot.


Exemple de danse apache
Ils devinrent célèbres mais pas seulement pour leur violence. La danse apache fit fureur même chez les bourgeois. Certains d’entre eux (les plus courageux ou les plus inconscients) allèrent apprendre cette danse furieuse. Les Apaches dansaient comme ils vivaient: violemment. La danse apache a souvent été décrite comme l’imitation d’une dispute entre un proxénète et une prostituée: la femme était jetée par terre, tirée par les cheveux et lancée en l’air… et parfois elle réagissait avec des coups de poing. Ce n’est pas seulement la bizarre danse apache qui devint réputé, mais aussi sa musique dramatique. L’exemple le plus évident est Aristide Bruant. Le chanteur immortalisé plusieurs fois par Toulouse Lautrec au Moulin Rouge chantait «Chez les Apaches» et «Chant d’Apaches». En plus, il y eut des Apaches illustres. Un bon exemple est Amélie Helie, surnommée «Casque d’Or» par une infirmière. A 13 ans Amélie se mit en ménage avec un jeune ouvrier surnommé «le Matelot», pourtant elle le quitta peut après puisqu’elle trouvait que «son amour sombrait dans la routine». Elle rencontra une autre femme qui décida de la protéger… sur les trottoirs, Casque d’Or fit la connaissance de «Bouchon» un proxénète qui venait juste de sortir de prison. Amélie tomba amoureuse de lui et continua à se prostituer. Plus tard elle eut d’autres amants et d’autres travaux. Enfin elle finit mariée et avec quatre enfants. Elle meurt en 1933, toutefois Amélie ressuscita avec le film Casque d’Or dans la peau de l’actrice Simone Signoret.


Afiche du film Casque d’Or
Quand bien même la célébrité des Apaches était très grande, ils n’étaient pas des stars de cabaret. On ne doit pas oublier qu’ils n’étaient que des malfaiteurs. D’après Le Petit Journal Illustré et son journaliste Ernest Laut, ils étaient «la plaie de Paris». Les raisons que ce journaliste trouve pour ce phénomène sont la surpopulation de la capitale française («une population dont l’ensemble –Paris et banlieue- atteint, le chiffre énorme de 4 millions d’habitants»), la «trop grande liberté», l’indulgence de la justice avec les bandits (à cause de leur âge, car ils étaient très jeunes), le confort des prisons et le manque d’éducation, qui était terminé trop tôt. On ne peut pas savoir s’il avait raison ou non mais la plupart des textes assurent, comme lui, que «l’apache est le roi de la rue».


La une du Petit Journal Illustré
du 20 Octobre 1907
Comme tout phénomène social, les Apaches disparurent. Avant leur disparition, ils se propagèrent comme une épidémie tout autour de Paris, tout autour de la France, même dans l’Espagne. Néanmoins les Apaches finirent par être réduits et écrasés sous la pression des journaux, les efforts de la police et le massacre de la Ière Guerre Mondial. En effet, c’étaient les jeunes (spécialement les plus pauvres) qui allèrent à la guerre pour se faire tuer. Cependant, même si la guerre engendra de nombreuses pertes au sein de cette population, on ne doit pas penser que c’est la seule raison de sa disparition, mais une des raisons les plus importantes.


En conclusion, les Apaches étaient des malfaiteurs, mais aussi un phénomène social de premier ordre, une tribu urbaine qui créa une mode. En définitive, les Apaches étaient des voyous très dangereux qui vécurent il y a un siècle mais qui étaient très modernes.




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Bibliographie





sábado, 18 de agosto de 2012

La importancia de la solidaridad


Habrá quien diga que no. Pero yo creo que la generosidad es un principio fundamental que mueve el mundo. Un instinto. Cercano al de supervivencia incluso.
Habrá quien diga que no. Pero yo creo que es así. Y que si se pone en peligro, el abismo se tambalea bajo los pies de la sociedad.  Lo cierto es que eso de “la sociedad” puede sonar a cosa lejana y rara. Pero al fin y al cabo la sociedad somos tú y yo, y ese, aquél, el de más allá y ese otro. El vecino, el amigo, la madre, el abuelo, la tendera y el primo. Aunque las matemáticas no son mi fuerte, la suma de todos nosotros va y da la sociedad. Así de caprichosas son las ciencias sociales. Que son sociales porque vienen de sociedad, claro.



Evolución de la Prima de Riesgo en los últimos
meses según  http://www.datosmacro.com
 
Y entonces nos encontramos con que en la sociedad rigen unos numeritos que también parecen lejanos. La prima de riesgo, que no es la familiar de nadie o al menos no es una pariente muy querida. Y la bolsa, los índices bursátiles, que hay que ver qué nombre más feo tienen los pobres. Ayer la ya famosísima prima de riesgo estaba en 494 puntos básicos. La nuestra, la española. Eso, a parte de ser un curioso cálculo comparativo entre Alemania y España significa que hay un buen puñado de gente realmente acongojada, que lo del “agua al cuello” no es del todo una metáfora. Lo fascinante es que la noticia de esa cifra es buena porque ha bajado.


Alimentos de primera necesidad
que se podrían comprar con 8€
Y claro, para que la prima baje, la bolsa suba y el presidente del gobierno se vaya de vacaciones hay que sacar la podadora. Me río yo de las tijeras de podar de mi madre. En cuestión de talar, Rajoy se ve que la tiene bastante más grande. Y no es cosa de risa porque más allá de fanfarronadas de bar el sistema social, ese que llamamos “de bienestar” y que nos afecta a todos se está yendo no tan lentamente por el desagüe. Que si ahora los niños que se llevan la comida al cole van a pagar 3 eurillos de nada (diarios) por el comedor, que si tampoco les hace falta tanta calefacción, que si las pensiones no van a subir y de hecho van a bajar… que si ocho euros son apenas cuatro cafés, que si hay que pagar por las recetas, que si los inmigrantes igual no son tan españoles y no se merecen nuestra sanidad, que si los funcionarios viven demasiado bien, que si los mineros no son tantos… y al final, el cinturón bien apretadito… cada vez más, pero a la altura del cuello, oiga.


Rafael Matesanz, director de la Organización Nacional 
de Trasplantes. Foto sacada de www.diariomedico.com/
Hasta hace bien poco teníamos un sistema sanitario estupendo. El mundo entero ponía los ojos en nosotros para bien. Nuestras enfermeras son la envidia de toda Europa, se las rifan. Y se fijan los de afuera particularmente en nuestro sistema de donaciones de órganos. España es un país líder en trasplantes. O lo era hasta ahora mismo. Dicen los expertos y concretamente el doctor Rafael Matesanz, director de la Organización Nacional de Trasplantes, que la clave es una buena organización, una buenísima coordinación y sobre todo la solidaridad de los pacientes que se basa en un sistema público de salud que cubre a toda la población. Él lo expresa del siguiente modo: “el mensaje ‘usted debe de donar porque usted puede recibir’ es algo que solamente en un sistema público universal se puede dar”. Parece lógico. Cualquier día puedo necesitar un órgano y por tanto si puedo facilitar la vida a otro ser humano, lo haré porque dice el castizo refranero que favor con favor se paga. ¿Donaríamos o dejaríamos que un pariente recién fallecido donase si nosotros debemos de pagar para recibir un órgano?, ¿permitiríamos que se “ultrajase” el cadáver de un ser amado si no pudiésemos tener nosotros también vida a cambio?. Probablemente no. Por algo tan simple como que todos tendemos a ser solidarios en un sistema igualitario pero a nadie le suele gustar sentirse utilizado.


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Recomiendo encarecidamente los menos de catorce minutos del reportaje de Informe Semanal titulado Tiempo de vida. La intervención de Rafael Matesanz a la que hago referencia en el texto se encuentra a partir del minuto 2.23 aproximadamente.


domingo, 5 de agosto de 2012

Cuando la amistad pone los pelos de punta


Imagen de Günter Wallraff como Levent (Alí )
durante  su investigación para  Ganz unten
Adelante, adelante” decían los responsables de las fábricas de diversa índole al recibir a los operarios españoles y griegos en los años sesenta. Baratos, a menudo ilegales y bastante sumisos. Huyendo de la pobreza o de un régimen político poco deseable se presentaban a las puertas de la gran mansión alemana. Y eran bien recibidos. Aunque con ciertas condiciones, claro. Lo que ocurre años más tarde con el equivalente turco nos lo cuenta muy bien Günter Wallraff en su célebre Ganz unten (Cabeza de turco para los amigos hispanoparlantes).



Pero tampoco hay que irse tan lejos, ni visitar a la autodenominada vaca germana. Podemos quedarnos por aquí y mirar en el espejo. En la oficina del SEPE de Legazpi reciben a todos unas calurosas pintadas y carteles que invitan a repatriar a todo inmigrante. El trabajo en España para los españoles. Nos están robando nuestros puestos de trabajo. Se quedan con nuestras prestaciones que pagamos con nuestros impuestos. Debe de ser que ellos no pagan impuestos o algo así… ¿Y qué decir de los célebres camiones de fruta volcados en la frontera? ¿En Francia a los camiones españoles? No, en realidad me refería a los camiones marroquíes cuya mercancía hacían (y hacen) rodar por el suelo los defensores de lo patrio. Así de digno y sin necesidad de que salga en las noticias, oiga.

Ni Francia, esa cuna de la elegancia y del 'savoir faire' se libra. Eso sí, como un fino tul, como una sonrisa de condescendencia. Bella es la denominación de todo inmigrante con papeles porque en el país vecino son todos franceses. Apenas sin excepción. Aunque no todo puede ser igual porque la Revolución francesa la montaron y la ganaron los burgueses y esa clase social siempre ha sabido de lo que habla. De este modo en el hexágono de al lado conviven françaises de souchefrançaises d’origine, lo que vienen a ser franceses de toda la vida (souche significa tocón en un árbol y de algún modo raíz, matriz o abolengo) y franceses de origen. ¿De qué origen? Obviamente de un origen que no es de souche. Uno puede ser français d’origine espagnole, français d’origine italienne o français d’origine hongroise, como el expresidente Sarkozy tan obsesionado con la identidad nacional. En definitiva, sin ser diferentes que quede claro que tampoco somos iguales, querido.


¿Pero no estábamos en la Unión Europea de Schengen?, ¿no vivíamos acaso en un territorio sin fronteras y con libre movilidad donde todos somos iguales? Pues se ve que no. Al menos desde que la bolsa es la bolsa y la prima de riesgo sube y sube. Al menos desde que para calcular qué tal andamos de salud financiera hay que mirarse en el vecino alemán.

Algunos quieren que seamos muy amigos. Con un crecimiento de la mano de obra cualificada pero barata de origen mediterráneo en las frías tierras bárbaras se congratula la directora de una fábrica de pegamento: “¡Bingo!¿Esto es Europa, sí o no?”. Debe de serlo pero desde el Ministerio de Trabajo nos mandan un aviso a navegantes: “La cultura de la hospitalidad no debe ser una invitación a inmigrar a nuestro sistema social”. Quizá sólo haya que emigrar para partirse el lomo, que si en tu pueblo no tenéis una sociedad avanzada por algo será y a lo mejor es porque debe de ser así… ¿no? O quizá he vuelto a malinterpretar a alguien.


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Recomiendo la lectura del artículo de Olivier Cyran El temor del jubilado alemán ante Grecia aparecido en Le monde diplomatique en español de este mes (agosto 2012).

Para quienes naveguen con comodidad en el alemán puede ser de interés el blog de contrainformación de Michalis Pantelouris, hijo del agregado de prensa de la Embajada de Grecia en Berlín.

Explicación wikipédica en francés de lo que implica la denominación "français de souche".